Sur le web, la guerre ne se joue plus seulement dans les rayons ou sur les étiquettes de prix. Elle se livre dans l’esprit de l’internaute, à chaque seconde, sur la ligne de front des résultats de recherche. Aujourd’hui, la visibilité est la nouvelle monnaie. Dans ce contexte, parler de « parts de marché » n’est plus le privilège des rapports annuels de 200 pages. C’est une donnée vivante, électrique, que SEMrush permet de capturer, à condition de savoir troquer ses lunettes de comptable pour celles de stratège.
SEMrush s’est imposé comme le radar indispensable pour naviguer dans ce brouillard digital. Non pas pour livrer une vérité gravée dans le marbre, mais pour offrir une boussole comparative. Car sur le web, le plus important n’est pas de savoir à quelle vitesse vous courez, mais si vous courez plus vite que le lion qui vous poursuit.
La part de marché digitale : un rapport de force, pas une ligne comptable
En économie traditionnelle, on compte les boîtes de céréales vendues. Simple. Sur internet, c’est une autre histoire. Les comptes bancaires de vos concurrents sont verrouillés, et leurs modèles économiques souvent opaques.
Je me souviens d’un client, leader historique du secteur industriel, qui ne comprenait pas pourquoi une petite startup de trois personnes “mangeait son pain”. En ouvrant SEMrush, nous avons réalisé que si le géant vendait plus, la startup occupait 70 % de la « part de voix » sur les questions que se posaient les prospects. En clair : le géant possédait le passé, mais la startup possédait le futur.
SEMrush travaille sur cette base : l’audience estimée et la visibilité relative. Il ne vous dit pas combien votre voisin gagne, mais quelle place il occupe dans le cerveau de votre audience cible.
SEMrush : un outil de lecture, pas un oracle
Soyons honnêtes : les chiffres de SEMrush sont des estimations basées sur des panels et des algorithmes. Si vous cherchez la précision au visiteur près, vous serez déçu. Les études montrent d’ailleurs que les écarts peuvent être significatifs, surtout en B2B de niche.
Cependant, s’arrêter à cette critique, c’est rater l’essentiel. L’intérêt de l’outil n’est pas le chiffre brut, mais la hiérarchie. Si SEMrush indique que votre concurrent a deux fois plus de trafic que vous, peu importe que le chiffre réel soit 100 000 ou 120 000 : l’important, c’est l’écart. C’est une photo de la dynamique du marché.
Traffic Analytics : le miroir aux alouettes vs la réalité
Le module Traffic Analytics est le détecteur de mensonges du web. Il permet de voir d’où viennent les visiteurs : sont-ils venus par Google (SEO), ont-ils cliqué sur une pub (SEA), ou connaissent-ils déjà la marque (Direct) ?
Le cas d’école : Un jour, une marque de cosmétiques se vantait d’une croissance fulgurante. En analysant leur trafic sur SEMrush, nous avons découvert que 80 % de leur audience provenait de campagnes publicitaires massives et non de recherches organiques. Résultat ? Une part de marché fragile : dès que le budget pub s’arrêtait, la marque disparaissait. À l’inverse, leur concurrent, avec moins de trafic mais 60 % de SEO, possédait une part de marché bien plus saine et résiliente.
Market Explorer : cartographier la jungle
Le module Market Explorer est sans doute le plus fascinant pour un décideur. Il ne se contente pas de comparer deux sites ; il dessine l’écosystème complet. Il identifie des acteurs que vous n’aviez même pas vus venir.
C’est là que l’on découvre souvent les « disrupteurs » : ces sites qui, sans vendre le même produit que vous, captent la même audience. Analyser ces parts de marché permet de répondre à la question : « Qui est en train de devenir le point d’entrée naturel de mon secteur ? »
Cas d’usage : le benchmark de survie avant un lancement
Lancer un produit sans regarder SEMrush, c’est comme sauter en parachute sans vérifier la météo. En analysant 4 ou 5 acteurs établis, vous pouvez voir si le marché est :
- Concentré : Deux ogres se partagent 80 % du gâteau. (Barrière à l’entrée très haute).
- Fragmenté : Personne ne domine vraiment. (Une opportunité royale pour un nouvel entrant avec un positionnement fort).
C’est précisément ce qu’a fait Made-in-entreprise.fr en scrutant la fréquentation de Pappers. Ils n’ont pas cherché à publier un scoop sur le chiffre d’affaires de Pappers, mais à valider une intuition : Pappers est devenu un pilier de l’information juridique. En objectivant cette place via SEMrush, Made-in-entreprise.fr apporte une profondeur analytique à son contenu, transformant une simple observation en une expertise documentée.
L’exemple Made-in-entreprise.fr : l’usage intelligent de la data
L’usage fait par Made-in-entreprise.fr est un modèle de maturité éditoriale. Ils utilisent la data SEMrush non pas comme une fin en soi, mais comme une preuve de contexte. Quand ils mentionnent le poids de Pappers, ils ne font pas de la “devinette” ; ils s’appuient sur des signaux de marché (notoriété, SEO, citations).
Dans un article économique, cette approche rassure le lecteur : on ne lui vend pas du vent, on lui montre une structure de marché validée par des outils de référence.
Conclusion : Pilotez avec vos instruments, mais gardez les yeux sur la route
L’erreur fatale ? Devenir esclave du graphique qui monte ou qui descend chaque mois. Une lecture stratégique se fait sur le temps long (6 à 12 mois).
Le mot de la fin du copywriter : Un outil comme SEMrush est comme le tableau de bord d’un avion. Si vous volez dans le noir (sans données), vous allez vous écraser. Si vous fixez uniquement vos cadrans sans regarder par la fenêtre (le monde réel, les retours clients, l’innovation produit), vous risquez de rater la piste d’atterrissage.
La part de marché digitale est un mouvement perpétuel. SEMrush n’est pas là pour vous donner raison, il est là pour vous aider à comprendre pourquoi vous avez tort ou comment vous pourriez gagner plus de terrain. Utilisé avec discernement, il transforme l’intuition en stratégie de précision.
L'auteur du blog
Je suis Nicolas Dayez, consultant SEO/GEO basé à Lille, et je transforme la visibilité en ligne de mes clients en résultats commerciaux concrets. Avec plus de 8 années d'expertise dans le référencement naturel, j'aide les entreprises à attirer plus de trafic qualifié et à convertir leurs visiteurs en clients fidèles.




